| Auteur de l'oeuvre : |
Thury Pierre de (sculpteur)
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| Références de publications : |
Le Laboureur, 1663, t. I, p. 133 ; Prost, 1887, p. 235-2424 ; Courajod et Marcou, 1892, n°692 (avec bibl.) ; Adhémar et Dordor, 1970, n° 1097 ; Grandeau, 1970, p. 133-186 ; Erlande-Brandenburg, 1975, n°56-57, p. 28 ; Hindman, 1983 [2], p. 102-110 ; Beaulieu et Beyer, 1992, p. 90-91 ; Paris 1400 : les arts sous Charles VI, Paris, RMN, 2004, p. 360 (notice de Françoise Baron)
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| Catégorie technique : |
sculpture;marbrerie
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| Commune forme index : |
Saint-Denis
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| Copyright : |
© Monuments historiques
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| Année de creation : |
1425;1440
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| Dénomination : |
statue
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| Description : |
Statue funéraire. Dalle funéraire à effigie en relief.
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| Dimensions : |
L = 167 ; la = 54 ; ép = 32
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| Date de la derniere mise a jour : |
2024-10-16
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| Date de création de la notice : |
1994-02-02
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| Domaine : |
Sculpture
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| Date et typologie de la protection : |
1906/06/19 : classé au titre objet
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| Etat : |
oeuvre restaurée
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| Cadre de l'étude : |
liste objets classés MH ; inventaire du patrimoine mobilier des cathédrales propriété de l'État
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| References d'expositions : |
Exposition Paris 1400 : les arts sous Charles VI, Paris, Galeries nationales du Grand Palais, 2004
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| Historique : |
Œuvre exécutée entre 1425 et 1440. Le tombeau du roi de France Charles VI (1368-1422) et de son épouse Isabeau de Bavière reproduisait dans sa forme et sa décoration, celui de Charles V. Il est le quatrième roi de la branche dite de Valois de la dynastie capétienne et fut sacré roi du vivant de son père. Le tombeau fut placé dans la même chapelleque celui de ce dernier, chapelle qui fut alors élargie. Les gisants subsistent seuls maintenant sur la dalle, privés des pilastres qui les encadraient (fragments conservés au musée du Louvre). Outre le tombeau, Pierre de Thury, fils probable du sculpteur Jean de Thury, qui avait travaillé pour Charles V, eut à réaliser une statue de pierre afin de compléter la série des rois de France commencée sous Philippe le Bel pour la Grande Salle du Palais. Peinte par François d'Orléans, l'Œuvre disparut dans l'incendie de 1618. Le marché du tombeau, passé par le chancelier et les conseillers du roi, est perdu. Les rares données connues figurent dans le compte des obsèques, clos le 16 juillet 1429, date à laquelle il faut supposer les travaux achevés. Ceux-ci sont donnés comme commencés en 1423. En novembre 1424, on discutait de l'installation du monument, qui exigea l'accroissement de la chapelle où, par testament, le roi avait demandé à être inhumé auprès de son père. En octobre 1425, on était à même de délivrer au tumbier maître Pierre de Thury sur la tombe et sepulture qu'il faict pour le roi et la reine, 1200 livres provenant de la vente de manuscrits de la Librairie du Louvre, faite au duc de Bedford. Il est difficile de déterminer le rôle exact de Pierre de Thury car, outre les 1400 livres inscrites au marché, il reçut 10 livres a cause de la ferme des tumbiers qu'il avoit mis a prix. L'artiste n'a donc peut-être été qu'un entrepreneur chargé de concevoir le projet et de diriger les travaux, s'en réservant à la rigueur une part. L'intervention de plusieurs mains s'accorde bien, au reste, avec les différence de style et de facture existant entre les deux statues. (F. Baron)
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| Identifiant Agregee : |
OPTQ5P
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| Lien vers la base Archiv MH : |
https://archives-map.culture.gouv.fr/archive/recherche/simple/n:19?RECH_S=PM93000166&RECH_DocumentsNumerises=0&Archives.RECH_Valid=&type=simple
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| Matériaux : |
marbre
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| Précision sur la dénomination : |
gisant
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| Précision sur_l'état : |
La main et le bas de la statue du roi, les attributs et l'extrêmité du nez sont refaits.
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| Précision_sur la representation : |
Le gisant du roi s'inscrit dans la tradition de l'art de Beauneveu et suit la mode instaurée au XIVe s. Il porte le sceptre et la main de justice, la couronne à quatre fleurons et la double tunique recouverte d'un manteau dont le drapé forme sur le corps une onde souple. Il y a ici, toutefois, plus de complication et une certaine lourdeur. Le manteau était semé des K, initiales du roi, dans des cercles bleus avec dans les bordures le mot jamais. (...) L'empreinte du visage du roi avait été prise après sa mort, premier exemple attesté en France d'une telle pratique. Et le masque a peut-être soutenu le créateur talentueux et sensible qui sculpta le terrible portrait de Charles VI. Le front démesuré et dégarni, les joues creuses, les yeux hagards et cernés, la bouche crispée évoquent cruellement la folie et les souffrances du souverain.' (F. Baron)
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| Typologie de la protection : |
classé au titre objet
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| Indexation iconographique normalisée : |
Charles VI;roi de France Capétien;Valois
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| Siecle de création : |
2e quart 15e siècle
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| Statut juridique du propriétaire : |
propriété de l'État
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| Titre iconographique : |
Charles VI, roi de France
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| Commune forme editoriale : |
Saint-Denis
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| Typologie du dossier : |
dossier individuel
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